A toi....
Tu t’es vue, noble Esseulée, seule dans cette capitale de Beauvoir ?
Mère par Lui délaissée dans ces rues étrangères au milieu de tant de quidam perdus ;
Aucune trace des gavées, ces cousines adulées, presque toutes disparues.
Yannick, Yann, Yvan et Yolande, à ta vue, ont fui le sanatorium et son sinistre couloir.
Et toi, résignée, d’attendre ton tour : un numéro que tu ne peux plus voir.
Tu t’es vue, noble Bédouine, désorientée dans la capitale des communards ?
Tu t’es vue, fille de la (...)
Mille ans d’histoire sous les sables.
« Bien plus que ses richesses souterraines, le désert recèle un trésor caché : son histoire, c’est-à-dire celle des espérances fragiles mais tenaces de ses habitants au file des âges. Un vieux conteur épris de tous les déserts et habitué, depuis sa prime jeunesse à dire l’histoire telle qu’elle se déroulait devant ses yeux, a choisi de rappeler les péripéties d’une épopée, celle de la civilisation aussi vite défaite qu’établie dans un territoire immense bordant (...)
D ans ta nouvelle demeure où, avec d’autres amies, tu jouis :
I mpossible que ton Dieu n’ait été heureux de t’accueillir dans son paradis !
M ême si les prétendants à ce lieu sont bien trop nombreux…
I maginez l’Artiste ailleurs, sous d’autres cieux :
Dans un logis où l’attendaient, loin des ordures, des amies,
Invraisemblable pour les talibans qui n’ont que des ennemis !
Mais mon imagination est plus juste que le funeste futur noir
Imposé aux griots, ces demi-dieux, par des bédouins, des (...)
"La tension persista entre Dakar et Nouakchott. Le Dr Bernard Kouchner, alors secrétaire d’Etat aux Affaires Humanitaires, vint dans les deux capitales pour proposer notre aide à l’organisation des secours et, surtout, tenir le langage de l’apaisement et du retour à l’humanité. (...). Visitant un camp de réfugiés mauritaniens, ce ministre interrogea un hartani, du plus beau noir sur les sévices dont il avait souffert et l’autre de lui répondre aussitôt avec force détails atroces.
Mais qui vous a fait (...)
(...) Contrairement à son ancien camarade, Abd el Wadoud ould Cheikh, Heibetna est particulièrement attaché aux usages maures et notamment au costume typique de son pays, la daraa, qu’il porte toujours, notamment au Caire où il m’a reçu dans sa résidence. Comme le petit-fils de Cheikh Sidiya, il est passé par la Sorbonne dans les années 1970 et aurait été « althusserien », lui aussi. Ce collègue m’a toujours impressionné par la simplicité, la douceur de ses manières, le peu de gloire qu’il tire de (...)